Périphériques

De Disposition de clavier francophone et ergonomique bépo

Cette page donne des conseils ergonomiques pour les périphériques matériels modernes.

Claviers

Critères de choix

Compacité

Si, comme la majorité des utilisateurs, vous utilisez la souris de la main droite, la toute première caractéristique à rechercher pour votre clavier est sa compacité : cela est nécessaire pour garder le clavier face à soi tout en conservant de la place pour la souris. On peut distinguer deux types de claviers compacts :

  • semi-compact : le pavé de flèches est condensé, le pavé numérique est conservé, comme sur le Cherry G80-1865 ; on gagne environ 8 cm sur la largeur totale ;
  • compact : ni pavé de flèches, ni pavé numérique physique, mais souvent un pavé numérique intégré, accessible sous clavier bépo7clavier bépo8clavier bépo9 via une touche clavier bépoFn et/ou la bascule clavier bépoVerrNum comme sur le Penclic C2 ; on gagne environ 15 cm sur la largeur totale, ce qui permet d'avoir la souris dans l'axe de l'épaule ;
  • TenKeyLess (TKL) : Un terme un peu passe-partout mais qui désigne initialement les claviers dont le pavé de flèches et les autres touches de navigation sont conservées, où seul le pavé numérique est absent ; On gagne environ 8cm sur la largeur. Certains comprennent un pavé numérique et d'autres fonctionnalités via une touche [Fn] et parfois même une touche de verrouillage du pavé numérique.

Certains claviers TKL dits « mécaniques » (le terme le plus approprié serait « à ressorts métalliques ») n'ont pas la rangée supérieure de touches de fonction, sans doute parce que chaque touche et sa mécanique coûtent plus de 2€ l'unité.

Enfin il existe des modèles TKL qui, à l'instar des semi-compacts, ont le pavé de flèche condensé Genius LuxeMate i200 et ici on gagne environ 13cm sur la largeur.


On trouve désormais des claviers compacts pour une dizaine d'euros. Par contre, les modèles qui incluent un pavé numérique virtuel coûtent nettement plus cher…

Disposition des touches

Pour des raisons historiques, la quasi-totalité des claviers sont à rangées décalées, ce qui gêne l'apprentissage de la dactylographie et cause des contraintes sur les poignets, notamment le gauche. Il existe des claviers orthogonaux, qui sont malheureusement sensiblement plus chers que les claviers classiques.

Les claviers splittés deviennent très courants, et sont donc disponibles à des prix très modiques (à partir d'une vingtaine d'euros). Même s'ils ne compensent pas l'inconfort dû aux rangées décalées, ils peuvent apporter un gain de confort, notamment sur les postes de travail où le clavier est placé un peu haut ; par contre, ils sont généralement plus larges que les claviers standard…

Contact des touches

La force d'activation des touches doit être la plus faible possible pour ne pas fatiguer les mains, mais pas nulle non plus : un retour sensitif est nécessaire.

La course d'activation doit être courte, pour limiter le déplacement des doigts. Une course de 2 mm est généralement admise comme idéale : sur les claviers mécaniques de bonne qualité, la course totale est de 4 mm mais les deux premiers millimètres suffisent à activer le contact — il n'est donc pas nécessaire d'aller « à toc ». Les touches de type laptop ont une course de 2 mm, les claviers à membrane classiques (touches hautes) ont une course totale de 4 mm (la course d'activation variant de 2 à 4 mm).

La force de retour doit-être suffisante pour ne pas avoir à forcer pour relever les doigts.

Le comportement de la touche doit rester le même si la frappe n'est pas faite parfaitement dans l'axe de la touche.

Le clavier doit être le plus silencieux possible. Le bruit est une des cause d’augmentation de la charge mentale. C’est encore plus dérangeant pour un hypothétique voisin qui, lui, n’a pas les doigts qui vont au rythme de cette « musique » là.

Repose-poignets

Un repose-poignets en gel

Voir le chapitre ergonomie qui traite abondamment de ce point.

Certains claviers de bonne qualité possèdent un repose poignet en dur, permettant de placer le haut des touches au niveau des poignets, appuyés sur le repose poignets (Cf. les claviers mixte Lenovo touchpad/clavier). Avec un portable, les mains sont naturellement posées.

Les repose-poignets sont souvent vendus séparément (par exemple, ces repose-poignets entre 7 et 20€ hors taxe).


Zoo des claviers

Voir : claviers.

Pointeurs

Critères de choix

Quel type de pointeur choisir ? Quelques éléments de réponse ici.

Souris classiques

C'est le type de pointeur le plus répandu, de très loin :

  • connu du grand public depuis 1980 (Macintosh), toutes les interfaces graphiques d'aujourd'hui sont conçues pour en tirer partie
  • polyvalence : bureautique, infographie, jeux
  • précision

Inconvénients :

  • requiert beaucoup de place sur le bureau
  • peut être source de fatigue pour l'épaule
  • efforts répétés sur l'index, surtout pour les cliquer-déplacer, qui peuvent se traduire par des douleurs dans les mains et poignets.

Avec les grands écrans (1440px de large ou plus), il est nécessaire d'avoir une résolution d'au moins 800 dpi pour que le mouvement reste raisonnable. Les amateurs de jeux vidéos PC s'orientent souvent vers des souris à très haute résolution, de l'ordre de 2 000 dpi.

À moins d'être vraiment gêné par le fil de la souris, bannir les souris sans fil. Les souris à fil sont plus légères, plus réactives, plus recyclables et moins chères.

Souris ergonomiques

Il existe maintenant des souris « ergonomiques », qui s'utilisent avec la main beaucoup moins à plat, voire même quasiment verticale dans certains cas. La référence en la matière est la souris Evoluent™. Un petit temps d'adaptation est nécessaire.

On peut aussi considérer les souris Apple comme des souris ergonomiques, dans la mesure où elles résolvent les problèmes de fatigue liés aux actions répétées de l'index : sur ces souris c'est toute la main qui clique, et non l'index. Efficace et confortable.

Sur des souris classiques, un tapis de souris incluant un gros repose-poignets apporte un gain de confort indéniable, notamment pour l'épaule et la nuque.

Trackball

C'est une alternative intéressante à la souris, à plus d'un titre :

  • gain de place sur le bureau : reste statique contrairement à une souris.
  • le bras peut rester immobile, l'épaule n'est pas sollicitée
  • confort : les trackballs épousent généralement bien la forme de la main.
  • quand on passe souvent du clavier au pointeur, la trackball a l'avantage de permettre de cliquer sans bouger le pointeur d'un seul pixel. Aussi utile lors du visionnage d'une vidéo en plein écran quand un simple mouvement de souris vous réveille la barre d'état.

Inconvénients :

  • un petit temps d'apprentissage est nécessaire
  • le glisser-déplacer est moins précis.
  • le retour de la boule à l'ancienne qui s'encrasse (la boule se clipsant par le haut, l'opération de démontage est très rapide)
  • Peu de choix, il faut mettre au moins 30€ pour avoir une molette de défilement ou quatre boutons (pour y programmer le clic du milieu) et pas loin de 80€ pour ces deux fonctions sur le même appareil.

Les trackballs restent un très bon choix pour ceux qui utilisent essentiellement le clavier. Le gain de place permet souvent de s’accommoder d'un clavier encombrant. Les douleurs au niveau de la main droite sont franchement amoindries et tendent même à disparaître.

Trackpoint

On s'équipe rarement d'un trackpoint pour remplacer sa souris, et pour cause : le clavier doit être conçu pour recevoir ce dispositif.

Le principal avantage de ce dispositif de pointage et qu'il est placé au centre du clavier : on ne fait donc qu'un très petit mouvement pour passer du clavier à la « souris ». Cela peut donc très bien convenir à un utilisateur qui utilise essentiellement le clavier.

L'utilisation se fait avec les index, les boutons situés sous la barre d'espacement sont actionnés par les pouces. En termes de confort, c'est admirable.

En termes de précision, on lui reproche souvent de ne pas être suffisamment précis. C'est partiellement vrai ; le trackpoint est — avec un peu d'habitude — aussi précis que le touchpad, mais beaucoup moins qu'une souris ou une tablette graphique. Notons également que le driver du trackpoint influe énormément sur la précision (les drivers natifs DELL sont à proscrire).

Cependant, le confort d'utilisation du trackpoint mérite que l'on passe un peu de temps à s'y intéresser, si on a la chance d'avoir un clavier qui en est équipé.

Tablette tactile (touchpad)

De base, la tablette tactile est un périphérique qui donne des sensations assez gauches et implique des contorsions peu pratiques pour cliquer et déplacer le pointeur en même temps.

Cependant, avec le pilote spécifique et un peu de soin pour son réglage (notamment pour les vitesses de déplacement minimale, maximale et pour l'accélération), on peut obtenir à la fois une précision suffisante pour l'usage courant, une bonne vitesse de déplacement et une bonne sensation (accélération progressive) et tout faire à un seul doigt, ce qui évite les contorsions et permet de décontracter la main (tape brève pour un clic gauche, tape brève et glissement pour un glisser-déposer, zones émulant les boutons droit et du milieu, ainsi que des barres de défilement).

Sur la majorité des portables, vous avez déjà une tablette tactile, ça vaut le coup de voir ce qu'elle donne avec une bonne configuration.

On trouve aussi de plus en plus ce type de tablette en version usb, à brancher sur l’ordinateur que l’on souhaite. Wacom produit une série (bamboo touch&pen) qui couple tablette tactile et graphique.

Tablette graphique

Un pointeur précis sur une tablette graphique Wacom

Peu utilisée hors du milieu infographiste, la tablette graphique est pourtant l'arme ultime pour une raison toute simple : le mode de pointage « absolu ». Contrairement aux souris, trackballs et touchpads (pointage relatif), on peut viser directement un point de la tablette au lieu de suivre le déplacement du pointeur à l'écran. La surface de la tablette correspond parfaitement à la surface de l'écran. Terriblement efficace !

Mais si ce dispositif de pointage ne s'est pas généralisé, c'est parce qu'il n'est pas exempt de défauts :


  • requiert beaucoup de place sur un bureau (une tablette coulissante est indispensable pour le clavier)
  • peu pratique pour les aller-retours avec le clavier (il faut prendre ou relâcher le stylet) ; il existe des tablettes graphique avec un pointeur plat (souris en mode absolu)
  • temps d'adaptation requit pour les dessinateurs, apprentissage plus long pour les autres.
  • inadapté aux jeux style FPS (mais adaptable aux RTS et aux point and click)
  • coût élevé (surtout pour un infographiste qui a besoin d'une A5 au grand minimum)

Cage à souris

Voir : souris.

Présentation commerciale du “clavier” Alphagrip

Combo claviers-souris

Voir : Clavier-souris

Il existe de nombreux objets étranges, exotiques, incluant les deux fonctions des périphériques d'entrée : saisie et pointage. Si, pour les plus utilisés il s'agit essentiellement de claviers, généralement décalés, incluant un périphérique de pointage (trackpoint, touchpad, trackball…), il peut s'agir également de choses plus ou moins étranges, totalement repensées hors des sentiers battus.

L'objectif, dans les deux cas, est de limiter les mouvements de la main et du poignet, pour accélérer le passage souris/clavier, et limiter la fatigue musculaire et articulaire.

Il semble que le champion dans le domaine des claviers « convetionnels » décalés ou droits soit le trackpoint intégré aux portables Lenovo et Dell professionnal, qui − bien que relativement peu précis − permet d'accéder au pointeur de la souris sans déplacer la main du tout.

Dans les périphériques plus exotiques par contre, le choix est vaste, et chacun pourra trouver bonheur dans le fruit de l'imagination des différents constructeurs.

Lunettes

Il existe des lunettes permettant de réduire la fatigue oculaire lors du travail sur un écran (Gunnaroptiks.com).

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