Utilisateur:Stéphane Veyret

De Disposition de clavier francophone et ergonomique bépo

Qui suis-je ?

Je suis ingénieur dans une entreprise d'édition de logiciel. À titre personnel, j'aime également beaucoup participer au monde des logiciels libres. J'aime aussi beaucoup écrire toutes sortes de textes en français. Je m'engage également dans beaucoup de mouvements de « transition ». J'ai, en effet, une tendance naturelle à aller défendre un peu toutes les causes qui pourrait « améliorer l'humanité » et qui sont rejetées parce qu'on ne les regarde que de loin et qu'elles n'ont pas l'air si bien que cela.

Je suis un défenseur de la langue espéranto, de Linux, du revenu de base, des monnaies locales, et de bien d'autres choses encore. La promotion du clavier BÉPO était donc tout à fait naturelle pour moi.

Utilisation du BÉPO

J'utilise aujourd'hui le BÉPO standard chez moi et sur mon lieu de travail. J'ai une utilisation relativement hétérogène puisque je suis informaticien (je fais beaucoup de programmation dans divers langages : Java, C++, Perl, Shell, etc.) et en même temps « écrivain » amateur (j'écris des poèmes, des nouvelles, des romans, des textes de chanson, etc.), la plupart du temps en français, soit directement sous un éditeur de texte, soit en Latex.

Le BÉPO est tel qu'aujourd'hui, contrairement à ce qui se passait il y a quelques années, je n'ai plus jamais de douleurs dans les poignets, même les jours où je tape beaucoup et rapidement. C'est une disposition que j'adore et à laquelle je me suis rapidement et parfaitement habitué. Le reproche que je ferai quand même à cette disposition est de ne pas avoir mis les chiffres en accès direct.

J'ai un Typematrix avec peau BÉPO sur mon ordinateur personnel, et des claviers standards avec autocollants sur les autres ordinateurs que j'utilise.

Et avec l'AZERTY ?

Je tape à l'aveugle et n'ai donc aucun soucis si le clavier n'est pas marqué BÉPO. Mes claviers sont marqués à cette disposition, car cela me permet d'écrire sans disposer mes mains correctement (lorsque je fais plusieurs choses à la fois, comme manger ou téléphoner, en tapant au clavier). Je n'ai, pour autant, pas complètement perdu mes habitudes sur les autres dispositions.

Je suis en effet capable d'écrire relativement rapidement sur un clavier AZERTY, mais il faut que je regarde mes mains. Oui, je parle bien de regarder mes mains, pas les touches. J'ai comme une bascule dans la tête qui font passer mes doigts en AZERTY quand je les regarde. D'ailleurs, c'est assez amusant, parce que parfois, je travaille sur des claviers QWERTY, et je tape un Q à la place du A, alors que le A est bien à la même place en QWERTY et BÉPO… Mais pas en AZERTY !

Historique

En juin 2007, cela fait plus de 20 ans que je « parle » aux ordinateurs par l'intermédiaire d'un clavier AZERTY, et je suis capable d'effectuer une frappe à l'aveugle, en utilisant mes 10 doigts, avec un assez bon rythme. Je possède chez moi, comme sur mon lieu de travail des claviers prétendus « ergonomiques » (les claviers tordus à la mode Microsoft Natural Keyboard) parce que j'ai plusieurs fois ressenti des douleurs au niveau des poignets, les jours où je faisais beaucoup de frappe.

À ce moment-là, je découvre l'existence du clavier BÉPO. Je me dis que l'idée est formidable, et je me décide à sauter le pas en juillet. Je remplace donc mes anciens pilotes de clavier par le BÉPO, et ne travaille plus du tout sur AZERTY depuis. Dès les premières minutes, j'ai l'impression que mes doigts bougent beaucoup moins sur le clavier, et je ressent un confort supplémentaire. Après environ 2 mois de galère, où il est évident que je perd un temps fou à chercher mes touches, je recommence à taper à une allure respectable. Après 6 mois, ma frappe sur BÉPO est presqu'aussi rapide (plus rapide, en fait, pour les caractères les plus courants, un peu moins pour les caractères rares) que lorsque j'utilisais un AZERTY. Je n'arrive plus, d'ailleurs, à utiliser un clavier AZERTY sans faire de fautes, et ne sais plus frapper à l'aveugle dessus. Mais cela ne me gêne absolument pas, l'installation du pilote BÉPO étant de toutes façons suffisamment simple pour palier à ce genre de problèmes.

Jusqu'au mois de juillet 2009, j'utilise, chez moi comme au travail, la version 0.6.4 officielle, avec les autocollants que l'on a fait spécialement faire, ce qui fait que j'ai vraiment physiquement un « vrai clavier BÉPO ». C'est aussi la raison pour laquelle je traine un peu des pieds pour prendre les nouvelles versions.

Cependant, avec la sortie officielle de la version 1, l'inclusion de cette version dans les mises à jour automatiques de Xorg et l'édition des planches d'autocollants par Beaujoie, je fini quand même par me mettre à jour !